Après un mois de janvier 2026 exceptionnellement humide, une question revient à l’esprit des habitants du sud-ouest : février sera-t-il encore pire ? Pluies persistantes, crues à répétition, sols saturés… les prochains jours s’annoncent critiques, en particulier pour les zones déjà fragilisées. Voici à quoi s’attendre.
Janvier 2026 : un mois record de précipitations
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le mois de janvier a battu des records dans plusieurs régions.
- Finistère : plus de 300 mm de pluie relevés dans certaines stations météo
- Perpignan : 269 mm cumulés, bien au-dessus de la normale
- Cévennes et montagne corse : localement plus de 500 mm en seulement un mois
Résultat ? Des sols totalement gorgés d’eau, incapables d’absorber d’éventuelles nouvelles précipitations. Une situation qui rend les crues bien plus probables, même avec des pluies « modérées ».
Pourquoi la pluie continue-t-elle en février 2026 ?
Ce mois de février s’ouvre sous le même ciel gris. Et cela ne relève pas du hasard météorologique. Voici ce qui se passe :
- Le courant-jet (jet-stream) a plongé plus au sud que d’habitude
- Il transporte l’humidité en provenance de l’Atlantique directement vers la France
- L’air froid venu d’Amérique du Nord renforce les dépressions en mer
Conséquence ? Une succession rapide de perturbations. Et selon les modèles météo, cela pourrait bien durer. Plusieurs zones du pays recevront deux fois plus de pluie que la normale ce mois-ci.
Quels cumuls de pluie prévoir pour février ?
Les premiers jours du mois annoncent déjà la couleur :
- Bretagne : 50 à 80 mm de pluie attendus en une seule semaine
- Cévennes : plus de 150 mm possibles dans certaines zones montagneuses
- Arc atlantique et sud méditerranéen : des cumuls mensuels qui pourraient approcher ou dépasser le double des normales
Autant dire que les risques de crues, de ruissellements et de glissements de terrain sont bien réels. Et ils augmentent à chaque nouvelle perturbation.
Les régions les plus exposées
Si toute la France pourrait être touchée par un temps perturbé, certaines régions inquiètent plus que d’autres.
1. La Bretagne, toujours en première ligne
Déjà touchée en janvier, elle reste particulièrement vulnérable. À Quimperlé, les rivières sont encore hautes. Les rues, abîmées par les eaux, peinent à se remettre. Le moindre nouveau passage pluvieux risque de relancer les débordements.
2. Le sud-ouest sur le rail dépressionnaire
De la Loire-Atlantique à la Nouvelle-Aquitaine, les tempêtes s’enchaînent. Les nappes phréatiques sont pleines, et les terres ne retiennent plus rien. Les inondations locales deviennent quasi inévitables.
3. Cévennes, Corse et Méditerranée : le risque d’épisodes extrêmes
Plus de 500 mm sont déjà tombés en janvier, et février pourrait alourdir le bilan. Ces zones montagneuses sont sensibles aux crues rapides et aux glissements de terrain. Une vigilance particulière est de mise.
Et ailleurs ?
Le centre et le nord-est de la France ont été relativement épargnés en janvier. Mais ils ne sont pas pour autant en sécurité. Le risque de neige, verglas et même quelques crues localisées en cas de pluie soudaine reste d’actualité. D’autant que le froid pourrait y faire de brèves apparitions entre deux épisodes humides.
À quoi faut-il s’attendre pour la fin du mois ?
Les scénarios restent encore incertains. Toutefois, plusieurs modèles prévoient un maintien du temps perturbé jusqu’à la fin février. On pourrait observer un léger redoux, avec des températures au-dessus des normales, mais rien n’indique un assèchement rapide de la situation.
En clair : le sud-ouest de la France doit se préparer à un mois de février très humide, potentiellement plus encore que janvier. Prudence sur les routes, vigilance en zone inondable, et attention aux bulletins météo quotidiens.




